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Affichage des articles du janvier, 2026

Chronique : L’Homme qui répare les femmes

  Dans l’est de la République démocratique du Congo, au milieu des collines verdoyantes du Kivu, un hôpital porte le nom de Panzi. Là-bas, un homme opère depuis plus de vingt-cinq ans. Il s’appelle Denis Mukwege. On le surnomme  L’Homme qui répare les femmes . Ce n’est pas une métaphore. Il suture des corps brisés par la guerre, des ventres éventrés par la barbarie, des âmes fracassées par la violence sexuelle utilisée comme arme. Chaque intervention est un combat contre l’oubli. Chaque femme sortie de sa salle d’opération est une victoire sur l’indifférence. Docteur Miracle, disent certains. Prix Nobel de la paix 2018, rappellent les autres. Mais lui reste là, à Bukavu, dans son bloc opératoire, à recoudre ce que l’humanité déchire. Il n’a pas fui. Il n’a pas cédé. Il répare. Et en réparant, il témoigne. Car Mukwege n’est pas seulement chirurgien. Il est mémoire. Il est cri. Il est preuve que, même au cœur du chaos, un homme peut choisir de ne pas détourner le regard. Aujourd...

Concept mathématique.

  Les concepts mathématiques ne surgissent point ex abrupto dans l’esprit humain, mais naissent et se forgent au contact des situations que l’expérience, tant sociale qu’empirique, met en lumière au fil de notre commerce avec le monde et avec l’univers sensible.  Dès lors, une question légitime se pose : dans l’état actuel de nos connaissances, est-il encore loisible d’user des expériences de pensée — ces constructions purement intellectuelles, affranchies de toute réalisation expérimentale — pour faire émerger des idées neuves, voire décisives, sur certains des problèmes les plus ardus des mathématiques contemporaines, qu’il s’agisse, par exemple, de l’algèbre des espaces de Calabi–Yau, des théories de Kaluza–Klein, de la géométrie différentielle avancée ou d’autres domaines de semblable profondeur ? Lord Philippe 

CENTENAIRE DU PRIX NOBEL DE PHYSIQUE DE JEAN PERRIN.

 Cette année, on célèbre le centenaire du Prix Nobel de Physique décerné à Jean Baptiste Perrin « pour ses travaux sur la discontinuité de la matière, et particulièrement pour sa découverte de l’équilibre de sédimentation ». Ces travaux, menés notamment à partir de 1908, ont apporté la preuve expérimentale décisive de l’existence des atomes, en vérifiant la théorie du mouvement brownien élaborée par Albert Einstein en 1905 (soit environ 120 ans pour la théorie, et un peu moins pour les expériences de Perrin). Cette preuve a définitivement convaincu la communauté scientifique de la réalité des atomes et des molécules. Elle a également ouvert la voie à une meilleure compréhension de leur structure interne — notamment un noyau autour duquel gravitent des électrons —, favorisant ainsi l’avènement de domaines majeurs en physique tels que la physique nucléaire et des particules, la physique atomique et moléculaire, et bien d’autres. Jean Perrin a révolutionné la perception de la matière ...